Projet Agriculture                                                                            

Dans l’état de la situation actuelle qui prévaut dans notre pays, la crise politico, économique et sociale  à la quelle ne sont victimes que les populations congolaises abandonnées depuis à elles-mêmes dans leur triste sort, nous, l’U.P.F.C, pensons qu’une bonne politique agricole, recouvrant toute l’étendue du territoire national, selon les différentes cultures de produits adaptés à chaque région, est un des facteurs importants vers la fin de crises et la réalisation de notre indépendance.

 

Car l’indépendance alimentaire est le début de toute autre forme d’indépendance.

 

Un pays qui se veut sur la marche du progrès, en visant son développement économique, ne peut se permettre le luxe de se priver d’une bonne politique agricole qu’il doit développer. Notre pays, le Congo, ne peut se permettre ce luxe, de ne pas développer son agriculture ; il doit investir, raisonnablement, dans la terre, et au premier lieu, dans la production des produits qui lui servent d’aliments de base à ses populations.

 

Sur la voie de la réalisation de notre indépendance alimentaire, produire le manioc par exemple, pour ne citer que ce produit, avec la capacité d’une agriculture industrielle, nous est vital, parce que les congolais ont plus besoin de champs de manioc que de toutes ces crises et de balles de cartouches. Et l’importation d’autres céréales comme par exemple le blé et autres, non seulement elle empêcherait notre agriculture de pouvoir se focaliser sur les produits de base à notre alimentation, nous maintiendrait dans une dépendance alimentaire totale comme il est le cas aujourd’hui.

 

Nous devons adapter notre agriculture, dans son développement, d’abord aux besoins et réalités de notre pays, tout en tenant compte de notre production, avec les réalités changeantes du marché agricole international, et de ceux des produits que nous pourrions exporter.

 

Nous, l’U.P.F.C, sommes convaincus que travailler la terre, en s’investissant dans le développement durable de notre agriculture, ne peut que nous offrir des atouts stratégiques et importants pour le progrès de notre pays ; une agriculture développée est d’abord une agriculture de suffisance alimentaire pour ses populations, et donc de production. Et qui dit production dit aussi évacuation de produits dans leur écoulement. Cela dit, une agriculture développée s’accompagne toujours avec un vaste réseau de voies de communication dans le pays.

En investissant dans le développement de son agriculture, le Congo se verra offrir à lui de stratégies appropriées qui lui permettront de développer l’ensemble de son réseau de communication ; tout un ensemble d’infrastructures (voies routières - nous entendons par là des routes commerciales, autoroutes en terme courant-, voies ferroviaires, fluviales et aériennes) au service de l’agriculture et du pays dans son ensemble avec des garanties de sécurité pour la libre circulation des biens et des personnes.

 

Une agriculture développée ne peut qu’encourager la diversification de l’industrie, telle l’agro-alimentaire, et faciliter la création des richesses, nous entendons par là création d’emplois, dans le pays.

 

Au cours de ses dernières décennies, des années soixante-dix aux années deux milles, notre pays le Congo a connu un accroissement démographique considérable, voire le double de sa population, car celle-ci s’est presque multipliée par deux, mais la production agricole n’a pas suivi, faute de manque d’une bonne politique dans ce domaine, ce qui expliquerait, avec les multiples crises politiques que le pays n’a cessé de connaître, l’augmentation exorbitante des prix des produits alimentaires de base. Et par ce manque, le Congo souffre ; parce que condamné à l’importation de tout ce qu’il consomme ; car il n’a jamais pu mettre en place de vraies mesures de politiques agricoles afin d’assurer sa sécurité alimentaire.

D’où l’amer constat, dans toute l’étendue du territoire nationale, de carences alimentaires qui surgissent et qui handicapent les populations, l’apparition de toutes sortes de maladies propres à la malnutrition, conséquence des politiques inexistantes dans l’alimentaire dans le pays, en causant au passage la mort, particulièrement des enfants.

 

Il importe aujourd’hui, comme l’impose l’urgence de la situation, que le Congo adopte, pour sa sécurité alimentaire, et le bien de ses populations, des politiques durables, participatives et respectueuses en matière du développement agricole afin d’arriver à la réalisation de son indépendance dans ce domaine primordial.

  C’est dans ce cadre que nous, l’U.P.F.C, proposons des mesures suivantes :

 

1-   Encourager les investissements publics et privés pour subventionner les agriculteurs dans le pays.

Pour assurer dans notre pays une production alimentaire à la hauteur de la demande, il faudrait investir en conséquence dans les produits de base ;

Assurer à tous les agriculteurs, y compris les plus démunis, l’accès au ressources financières et matériels (équipements et engins de production) afin d’assurer une productivité conséquente et durable dans le pays.

 

2-      Formation des agriculteurs.

Au Congo, le rendement potentiel des exploitants agricoles est faible.

Alors, nous proposons l’encadrement des agriculteurs et la mise au point de techniques de production appropriée afin de promouvoir des mécanismes d’incitation à l’accroissement de la productivité agricole dans notre pays ;

Encourager l’emploi dans le secteur agricole, notamment dans les zones rurales.

 

3-      Échanges commerciaux.

Les échanges internationaux sont d’une grande importance pour le bon rendement de la production agricole locale, mais cela doit être régulé pour maintenir un bon équilibre entre ces échanges. Le Congo importe plusieurs de ses aliments de base, ce qui fait que ces importations de produits alimentaires non régulés qui entrent dans le pays, puisque aucun système de régulation d’échange n existe, menassent des emplois des milieux ruraux.

 

Aussi il importe, au plus haut point, que la commercialisation des produits agricoles soit fondée sur un système commercial équitable, axé sur le marché. Pour cela, il faut satisfaire un double impératif :

Des incitations aux producteurs en s’appuyant sur les prix du marché mondial et sur des politiques agricoles conformes aux règles de l’OMC pour contribuer à soutenir les revenus des agriculteurs congolais et à la fois protéger les intérêts des consommateurs locaux.