Projet Économie:
Cela fait cinquante ans que notre pays, le Congo, a accédé (juridiquement) à son indépendance. Mais qu’en est-il de sa souveraineté nationale et de son indépendance économique ? C’est une question qui peut paraître complexe à répondre, tant la complexité de la réalité historique qui est la notre, d’un côté, et, de l’autre, la situation sociaux-politique défavorable à tout investissement digne de ce nom dans notre pays depuis tout ce temps.
Cela dit, tout bon politique est d’abord, loin de promesses démagogues, celui qui avec vision, tenant compte des réalités de son pays et de l’extérieur, est capable d’apporter la stabilité à celui-ci. Mais sans une bonne économie, qui offre des possibilités à la population, il n’y a pas de stabilité. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Congo. Il n’y aucune économie capable qui offre d’emplois à la population. Le Congo est un pays riche de son sol et de son sous-sol qui lui offrent d’énormes potentialités, plus que beaucoup d’autres pays qui pourtant se réalisent et s’en sortent mieux.
Jusqu’alors, notre pays le Congo ne s’est jamais focalisé, dans son économie, que sur sa première richesse, le pétrole, son unique produit d’exportation, avec le bois. Mais malgré les revenus de ce produit qui se chiffrent en milliards de dollars us, le Congo n’a jamais su, avec ses revenus, de diversifier son économie en investissant dans d’autres secteurs porteurs dans les marchés internationaux. Ce manque de vision dans la l’orientation économique de notre pays est aussi la cause, nous sommes convaincus, de la pauvreté galopante dans le pays ; il n’y aucune perspective d’embauche, ce que fait que la jeunesse congolaise est condamnée à vivre sans emploi, ce qui cause, comme il est évident, l’insécurité dans le pays.
Pour remédier à la situation, nous pensons, en tenant compte des réalités de notre pays, de ses potentialités et de sa situation géographique au centre du continent africain, qu’il est important d’ouvrir notre économie à d’autres secteurs, comme celui de créer et de développer des entreprises dans le secteur des services pour l’ensemble de l’Afrique et du reste du monde. Ouvrir le Congo au monde ! faire en sorte que le Congo devienne un carrefour dans le domaine de services, à la base, et jouer pleinement son rôle de pays transitaire, vu sa situation géographique, de tout ce qui entre en Afrique.
Cela requiert des infrastructures, car il est évident qu’il ne peut y avoir de développement économique sans que celui-ci ne soit accompagné de dignes infrastructures. À cela, comme nous le disons dans notre projet agriculture, notre but est celui de doter le Congo de grandes infrastructures, qui faciliteront aussi la libre circulation de biens et de personnes, pour le développement du pays.
Nous proposons un projet direct, dans sa concrétisation, chiffré dans les détailles, et pragmatique.
Mettre le Congo sur les rails dans la bonne voie et relancer son économie, pour la prospérité de tout un chacun, est notre priorité.
Avec environ six milliards de dollars us de revenus pétroliers, ce qui est bien loin supérieur à ce qui le Congo gagnait dans les années soixante-dix, nous sommes capables, à l’instar d’autres pays qui ont montré l’exemple qu’il était possible de construire un pays, son économie, en moins de temps qu’a duré notre indépendance, de faire de notre pays un pole économie majeur dans le continent.
Car nous pensons qu’avec ces chiffres, accompagnés d’une bonne volonté de faire des choses, dans un esprit de pragmatisme, le développement d’une économie viable ne doit pas être considéré comme quelque chose d’irréalisable au Congo.
Au début des années soixante-dix, le président Ngouabi, dans sa vision, malgré le peu de richesses que le pays pouvait générer à cette époque, déclarait déjà qu’avec ce que le Congo avait comme richesses, vu sa faible population, nous serions obligés d’importer la main d’œuvre étrangère.
Depuis, l’exemple de pays comme l’émirat de Dubaï ou le Qatar, avec presque les mêmes potentialités que nous, ont forgé notre conviction, avec confiance, de croire que le Congo aussi peut se bâtir dans les délais et les temps moins longs que les cinquante dernières années passées de notre indépendance. Quarante ans passés, ces pays cités étaient au même niveau de développement que beaucoup de pays africains, et Dubaï, pour le dire, n’était qu’un désert ; mais la volonté de ses dirigeants en a fait le plus grand chantier au monde, avec une population de moins de huit cent milles habitants
Notre projet, motivé par la volonté qui est la notre, n’est pas utopique ; il n’y a pas de grandes réalisations sans grands rêves ; tout ce qui se fait, il faut le croire, n’a jamais pu être autre chose que la réalisation d’un rêve. Et le notre, c’est de bâtir le Congo.
Pour bâtir ce projet, nous devons considérer tous les paramètres du système du marché économique international dans ces exigences. Mais cela ne peut se réaliser que par une réglementation stricte et contrôlée de l’État en créant enfin de vraies chambres de commerce et de l’industrie, une institue nationale pour la protection intellectuelle et industrielle, avec toutes les garanties possibles de sécurité pour encourager des investissements dans le pays.
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