Projet Santé Publique


Tous les congolais le savent, la santé publique est le parent pauvre dans notre pays, comme elle est depuis devenue la risée de tous, et le peuple en souffre. Rien n’est fait, vu l’état actuel de la situation, pour améliorer les conditions des soins (dans les hôpitaux) des populations.


Voilà pourquoi nous, U.P.F.C, proposons ce projet de santé publique
que nous pensons, une fois mis en application, pouvoir mieux servir les populations de notre pays.

C’est un projet auquel nous avons longuement réfléchis et continuons à réfléchir en se basant des réalités de notre pays, et en essayant aussi, bien sûr, de s’inspirer d’expériences qui ont fonctionné et ont déjà fait preuve d’efficacité ailleurs dans d’autres pays, afin d’essayer de les adapter à notre système de santé.


Ce projet s’est construit dans l’observation de notre société et de se qui se passe aujourd’hui, dans le domaine de la santé publique, dans notre pays, des maux qui le minent et qui depuis ont pris place au sein même de notre société, et ont prise sur la vie, l’existence des congolais, leur causent facilement la mort, sans que l’état, dans l’impuissance, n’intervienne. Mais de quels maux s’agit-il ? Nous le disons, il s’agit bien là du mauvais état dans lequel se trouvent aujourd’hui notre
système de santé publique et de l’éducation.

Nous parlons de la santé et de l’éducation ! Car sans ces deux piliers, il ne peut y avoir de développement véritable dans un pays.

Un peuple malade est un peuple cloué chez lui à la maison, condamné à rester dans son lit de malade, et sa première préoccupation, comme cela est évident, devient alors sa guérison. Et pas de santé, il n’y a pas moyens d’apprendre. Mais sans éducation, toutes les voies et formules de préventions pour certaines maladies, mêmes les plus bénignes, ne peuvent que rester vaines, et tout, dans ces conditions, devient difficile.


Alors, notre projet de santé publique s’inscrit dans le cadre de reformer l’ensemble du système de santé de notre pays. En sorte, créer un vrai système de santé publique au Congo qui se mettra au service de tous, et permettra, dans son application, à monsieur tout le monde d’avoir accès aux soins. Nous ne parlons pas ici d’idéologie politique, mais de solidarité humaine. Parce que nous pensons qu’avoir accès aux soins est une chose primordiale, et que tout le monde à le droit d’avoir ce droit. Et notre projet de santé publique y tient, nous proposons pour cela l’instauration d’une Couverture Maladie Universelle pour tous les congolais.


Un système de santé basé sur la prévention

Nous pensons à un système basé sur la prévention, qui doit être la pierre angulaire de notre système de santé publique, basé sur la solidarité, dans un contexte de gratuité, caractérisé par une couverture universelle.

Dans la prévention, nous entendons par là une forte politique de promotion menée avec de programmes de campagnes de sensibilisation efficacement centrés sur le diagnostique ; connaître la maladie et enfin pouvoir la combattre efficacement avec des soins appropriés.


Cela permettra à notre système de santé publique d’être efficace, dans son ensemble, et de pouvoir aussi s’orienter, avec focus, sur la protection de groupes de populations spécifiques et à la résolution de problèmes de santé que connaît notre pays avec des moyens de technologies appropriés de soin, qui s’adresse à l’individu, à la famille et à l’ensemble de la population.

Mais tout cela nécessite d’abord de moyens nécessaires et des infrastructures de qualité adéquate pour permettre à notre système de santé publique d’atteindre l’excellence, que nous pensons être son objectif dans sa mission d’assistance médicale et le bien être de la population.


Création d’infrastructures


Hôpitaux, polycliniques, dispensaires et centres de consultation

Pour arriver à ce niveau d’excellence que nous voulons donner à notre système de santé publique, il est nécessaire que notre pays puisse s’équipe en infrastructures médicales de premier plan (hôpitaux, polycliniques, dispensaires et centres de consultation) afin de pouvoir éliminer, en premier lieu, les longues périodes d’attente des populations (patients) pour obtenir des soins ,et, en second lieu, de désengorger les quelques rares hôpitaux qui existent déjà de l’afflux des patients et des malades.

Ces infrastructures doivent exister partout dans le pays afin de rendre efficace ce système de santé. Cela s’effectuerait selon l’organisation administrative de notre pays, dans sa répartition territoriale. Chaque région, chaque ville, district et village doit d’être équipé, tenant compte de l’importance (nous précisions bien quantitative) de sa population, de ces infrastructures.

Dans le cas de grandes villes, avec plusieurs arrondissements constitués par des quartiers,

Il est nécessairement important que toutes ces infrastructures puissent exister partout.

Chaque arrondissement doit être doté d’un hôpital (central) ou d’une polyclinique, d’un dispensaire et de plusieurs centres de consultation présents dans les quartiers, selon la répartition de ceux-ci.


Comment faire fonctionner ce système ?

Les centres de consultation et les dispensaires


Chacun congolais, chaque famille dans un sens plus élargit, doit avoir un médecin consultant, que nous pourrions appeler médecin de famille, qu’il consultera dans son centre de consultation. Il aura un fiché médical informatisé, crée par son médecin (consultant) de famille, accessible dans tous les centres médicaux et hôpitaux du pays.

Le patient ira, au premier temps, consulter son médecin au centre de consultation du quartier, et celui-ci, après diagnostique, lui prescrira des médicaments, et peut conseiller le patient, si nécessaire, d’aller voir un spécialiste dans un hôpital ou une polyclinique.

Mais tout cela requière du personnel, et un personnel qualifié qui saurait répondre à la demande. L’état devrait alors prendre ses responsabilités et avoir une politique claire sur la formation dans ce domaine pilier qui est la santé.

Ce projet veut reformer complètement notre système de santé publique, et donner à chaque congolais un médecin consultant. Sur une population estimée environ à trois millions d’habitant, avec 20 000 médecin, chacun accompagné d’un ou de deux infirmiers, nous pensons pouvoir atteindre ce résultat : un médecin pour 150  congolais. Ce qui veut dire que ce projet de reforme de notre système de santé publique doit être impérativement accompagné d’une bonne politique de formation de cadres, médecins, spécialistes, infirmiers et autres personnels de services de santé, pour travailler dans ces centres de consultation, dispensaire, polycliniques et hôpitaux.

Dans les cas des accidents ménagers moins graves et autres blessures bénignes, le patient blessé peut se rendre directement chez son médecin, dans son centre de consultation, ou dans un dispensaire du quartier où il se trouve.


Les polycliniques et les hôpitaux

Les polycliniques doivent jouer un rôle important dans notre système de santé publique ; car c’est elles qui recevront les patients des médecins des centres de consultation, lorsque ceux-ci doivent consulter un spécialiste.

Les polycliniques sont donc composées de plusieurs départements de médecine spécialisée. Les consultations sont plus approfondies. Les médecins spécialistes procèdent à des examens et analyses de laboratoires. Les cas urgents ou jugés trop graves sont envoyés dans les hôpitaux.

Les hôpitaux, dans ce système de santé, tiendront enfin leur rôle. Ils doivent avoir tous les critères recommandés et nécessaires qui feront d’eux de vrais centres hospitaliers, loin de ce qui sont nos hôpitaux aujourd’hui. Car c’est dans les hôpitaux que sont accueillis les patients qui ont besoin d’aide et d’assistance médicale d’urgence, spécifique et continue. Les hôpitaux s’occuperont donc des cas urgents, des naissances et des chirurgies.


Dans ce système, nos hôpitaux doivent donc jouer le rôle de centres de contrôle sur l’état de la santé de la population. Ils contrôleront par exemple les nombres de naissances et le taux de la mortalité infantile ; ils essaieront de comprendre, dans leurs recherches, les premières causes de mortalité dans le pays, par exemple dans chaque catégorie d’âge de la population : chez les nourrissons, les jeunes enfants, les jeunes, les adultes et personnes âgées; les maladies auxquelles souffrent les congolais ; ils travailleront, avec d'autres instances des services de santé et de l’état, pour élever l’espérance de vie des congolais. Voila donc le rôle que nous, U.P.F.C, voulons donner à notre système de santé publique.